Théophile Gautier journaliste

 

 

                           

Né le 31 août 1811 à Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, au sein d’une famille dont le père est fonctionnaire des contributions, Théophile Gautier déménage à Paris  en 1814.On peut voir encore la maison natale de Théo, voisine de celle de Bertrand Barère.

 A la fin de ses études de philosophie, Théo se lie avec Nerval qui le présente à Victor Hugo, maître du mouvement romantique, en 1830. Cette année-là, l’intolérant roi de France, Charles X, qui tenta de museler la presse, fut justement chassé du trône par ceux qu’il voulait faire taire. Gautier imprime un premier recueil de poésie qui passe assez inaperçu (normal, il y avait un tyran à chasser!).

                 

  La maison natale de Théophile Gautier, rue Brauhauban à Tarbes, 65.

 

 

                    Tarbes en 1840

Malgré tout, notre Tarbais rentre au Cénacle, ce groupe d’artistes du mouvement romantique qui souhaite mettre fin à l’art classique qui les ennuie. En 1857, dans la Revue du XIXe siècle, Charles Coligny dit de Gautier:" Je veux laisser parler L'Artiste, qui met dès 1849 une légende au portrait de Théophile Gautier:Les poètes disent; c'est un merveilleux artiste; les artistes disent: c'est un merveilleux poète. Nous disons avec le public: c'est un poète-artiste qui a étreint dans ses vers les deux soeurs sublimes que sont la Poésie et la Peinture. Lamartine fait de la musique dans ses strophes; Théophile Gautier fait de la peinture.."

Si je devais ressusciter un écrivain pour passer une soirée en sa compagnie, c'est sans doute sur Théophile Gautier que je jetterais mon dévolu. Ce robuste Tarbais, ayant hérité de son ascendance méridionale un fond d'exubérance et de gaieté, est l'un des héros les plus vivants de la confrérie littéraire où, telle une étoile filante, il a surgi subitement, jetant de la lumière et de la couleur dans un ciel morose et sinistré.

Charles Wright

 

                
      Jean-Pierre Boudet 2011

 

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